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Lisseurs : ce que dit l’UFC-Que Choisir

Si vous tapez « UFC Que Choisir lisseur cheveux » dans un moteur de recherche, vous tomberez sur des comparatifs de formules, pas sur un banc d’essai d’appareils. L’association de consommateurs ne note pas les fers à lisser. Elle tient en revanche un comparatif des substances indésirables dans les cosmétiques, avec une catégorie entière dédiée aux lissants capillaires. C’est là que se trouve l’information vraiment utile, et elle ne parle pas de la qualité du lissage.

Réponse courte. L’UFC-Que Choisir évalue les produits de lissage, pas les lisseurs. Son comparatif « substances toxiques dans les cosmétiques » signale surtout des silicones lourds et des allergènes de parfum dans les soins lissants et les shampooings. Consultez-le avant d’acheter un soin, pas avant d’acheter un appareil.

UFC Que Choisir lisseur cheveux : ce que l’association publie réellement

Il faut séparer deux choses. D’un côté, l’UFC-Que Choisir teste en laboratoire des familles entières de produits : lave-linge, téléviseurs, crèmes solaires, pâtes à tartiner. De l’autre, elle tient une base de données de compositions cosmétiques alimentée en partie par les consommateurs. Les lisseurs électriques ne figurent pas dans la première catégorie. Les produits de lissage figurent dans la seconde.

Concrètement, le comparatif « Substances toxiques dans les cosmétiques » classe les produits par univers, dont « soins des cheveux ». À l’intérieur, une sous-catégorie « lissants capillaires » regroupe les produits à risque repérés et les produits sans risque. Chaque fiche détaille la composition et signale les molécules posant problème. L’association indique que la liste évolue au fil des reformulations et des contributions reçues.

Cette base est gratuite dans sa version consultable. Une partie du détail et les alternatives proposées passent par l’application QuelProduit, l’outil de scan de codes-barres de l’association. C’est un point à connaître avant de chercher un « test UFC-Que Choisir lisseur » : le comparatif que vous trouverez en accès libre porte sur des flacons, pas sur des appareils.

Ce que le comparatif reproche aux produits lissants

Le reproche le plus documenté concerne les silicones cycliques, en particulier le cyclopentasiloxane. L’association rappelle que ce composé a montré des propriétés de perturbation endocrinienne, et qu’il est classé PBT : persistant, bioaccumulable et toxique pour l’environnement. Déjà interdit depuis 2020 dans les produits rincés pour ce motif, il fait l’objet d’une restriction qui équivaudra à une interdiction dans tous les cosmétiques à partir de 2027.

Le problème pratique est que ce silicone est partout dans les rayons « anti-frisottis » et « lissage ». Il apporte ce toucher soyeux et ce glissant immédiat qui font la réputation d’un sérum. L’UFC-Que Choisir le retrouve dans des marques de grande distribution, dans des gammes vendues chez le coiffeur, dans des marques positionnées « naturelles », et jusque dans un shampooing sec vendu en pharmacie. Le cyclométhicone, son proche parent, joue le même rôle et pose les mêmes questions.

Le second signalement porte sur les allergènes et les irritants. Les substances allergènes viennent surtout des parfums incorporés aux formules, et parfois des conservateurs. Pour un cuir chevelu sensible, une teigne d’allergie ou des démangeaisons après chaque lissage, la traque commence là. L’association publie des fiches par molécule, avec le nom tel qu’il apparaît dans la liste INCI, ce qui permet de vérifier un flacon en magasin sans connaître la chimie.

Reste le dossier du lissage brésilien et du soin à la kératine, où il faut être précis sur ce qui est établi et ce qui relève du témoignage. Le formaldéhyde est classé cancérogène pour l’homme et son usage en cosmétique est encadré : c’est documenté. Plus récemment, l’ANSES a alerté sur des cas d’insuffisance rénale aiguë après l’usage de produits de lissage contenant de l’acide glyoxylique, présenté comme l’alternative sans formol. L’agence recommande la prudence sur ces soins, en particulier en salon où les vapeurs s’accumulent. Ce sont des positions institutionnelles, pas des impressions de forum.

Ce que cela change dans votre routine de lissage

Vous ne trouverez dans ce comparatif aucun conseil sur la température de vos plaques. La température, elle, se travaille avec le type de cheveu : sur cheveux fins, 150 à 170 °C suffisent souvent, alors qu’un cheveu épais et résistant demande parfois 200 °C. Le vrai enjeu du côté « composition », c’est ce que vous appliquez avant et après le passage de l’appareil : c’est tout le sujet des soins et de la protection des cheveux.

Trois gestes simples découlent de ces signalements. D’abord, lire la liste INCI des sérums et sprays avant d’acheter, en cherchant les mots cyclopentasiloxane et cyclométhicone en bonne place. Ensuite, privilégier un protecteur thermique formulé pour la chaleur plutôt qu’un sérum brillance, car l’huile de silicone ne protège pas de la chaleur. Enfin, aérer la pièce et éviter d’enchaîner les soins lissants en cabine les uns derrière les autres quand un protocole en salon dégage des vapeurs.

Un mot sur les shampooings clarifiants. Ils reviennent souvent dans les discussions sur les dépôts de silicone, et un lavage clarifiant de temps en temps redonne du corps à un cheveu qui semble plat. Cela ne rend pas le silicone dangereux ni ne l’élimine définitivement. Cela remet simplement la fibre à nu, ce qui aide à mieux répartir les soins suivants.

Pour qui cette lecture est faite, pour qui elle ne l’est pas

Elle est faite pour vous si vous cherchez à savoir ce que vous mettez sur votre tête, si vous avez un cuir chevelu réactif, si vous envisagez un lissage chimique en salon, ou si vous achetez régulièrement des sérums anti-frisottis sans lire les étiquettes. Elle est aussi utile si vous vivez avec un psoriasis ou un eczéma du cuir chevelu : les allergènes de parfum sont alors un critère de choix, pas un détail.

Elle n’est pas faite pour vous si votre question est « quel lisseur acheter ? ». Aucune donnée de l’UFC-Que Choisir ne vous aidera à trancher entre des plaques céramique et des plaques titane, ni à départager deux appareils à 50 € et 250 €. Sur ce terrain, les critères sont ailleurs : largeur des plaques, température minimale disponible, temps de montée en chauffe, arrêt automatique, autant de points qui décident de ce qu’un appareil fait à la fibre, comme le détaille notre page sur le lisseur qui abîme le moins les cheveux. C’est le rôle des guides de choix, pas des comparatifs de composition.

Les limites de ce que dit l’association

La première réserve tient au périmètre. Il n’existe pas, à ce jour, de banc d’essai public des lisseurs électriques signé UFC-Que Choisir. Un produit peut donc obtenir une bonne appréciation sur sa composition et rester un mauvais appareil, ou l’inverse. Les deux sujets ne se recouvrent pas.

La deuxième réserve tient à la méthode. Les listes de cosmétiques reposent pour partie sur des contributions de consommateurs et sur les reformulations des fabricants. L’absence d’un produit dans la liste ne signifie pas que sa composition est irréprochable, seulement qu’il n’a pas été signalé ou qu’il a été reformulé depuis. Un flacon acheté aujourd’hui ne correspond pas forcément à la fiche publiée il y a deux ans.

La troisième réserve est pratique : la version approfondie, avec les alternatives mieux notées par famille de produits, suppose un accès payant ou l’application dédiée. Le comparatif ouvert reste une première alerte, pas un dossier complet. Et comme toujours avec les substances classées perturbateurs endocriniens, la dose, la fréquence et la voie d’exposition comptent autant que la présence sur l’étiquette.

Comparer avec deux autres sources de contrôle

Pour les lissages chimiques et les alertes sanitaires, la référence à citer est l’ANSES. L’agence a publié un avis sur l’acide glyoxylique dans les produits de lissage après plusieurs cas d’atteinte rénale, et elle documente les risques liés au formaldéhyde. Ce sont des avis d’expertise publique, fondés sur des cas cliniques déclarés. Ils portent sur la santé, pas sur le rendu esthétique.

Sur le terrain de la sécurité des appareils et de l’étiquetage, la DGCCRF publie des enquêtes de contrôle de conformité, utiles pour savoir si une catégorie de produits respecte la réglementation. Et 60 Millions de consommateurs, autre association de consommateurs, a publié des analyses comparables sur les cosmétiques. Rien de tout cela ne remplace un comparatif UFC Que Choisir lisseur cheveux : ce comparatif d’appareils n’existe pas, et croiser les sources évite de dépendre d’un seul classement dont l’échelle de risque reste une appréciation.

Notre verdict sur cet usage de l’UFC-Que Choisir

À consulter, avec la bonne attente. Le comparatif des lissants capillaires et les fiches de molécules sont un outil concret pour choisir un soin quand on a un cuir chevelu réactif, et la traque du cyclopentasiloxane a un fondement réglementaire solide. En revanche, si vous cherchez une note de lisseur, vous ne la trouverez pas : l’association ne teste pas ces appareils, et aucune note d’appareil ne remplacera la lecture de trois caractéristiques sur la boîte.

La suite logique, c’est de vérifier deux choses aujourd’hui. Prenez le sérum ou le spray que vous utilisez avant votre lissage et lisez les six premiers ingrédients : si un cyclosiloxane apparaît dans le trio de tête, vous savez à quoi vous avez affaire, et vous pouvez chercher une formule plus simple pour le cuir chevelu. Puis reprenez la fiche technique de votre appareil, température minimale et arrêt automatique, deux chiffres qui pèsent plus lourd sur la santé du cheveu que n’importe quelle étiquette.

lisseur.fr ne vend aucun produit et ne perçoit aucune commission. Les avis publiés ici sont indépendants de toute marque.

*Information à jour au 23 septembre 2026.*