Le Dyson Airstrait propose une chose qu’aucun autre appareil de la marque ne fait : sécher et lisser en un seul passage, avec de l’air, sans plaques chauffantes. Vous partez de cheveux essorés à la serviette et vous terminez avec un lissage souple, sans phase de séchage préalable. C’est un vrai changement de routine sur cheveux ondulés, bouclés ou épais. Sur cheveux déjà raides et dociles, le gain est beaucoup plus discutable.
Réponse courte. Le Dyson Airstrait lisse en soufflant, avec deux nappes d’air chauffé qui remplacent les plaques. Il simplifie la routine des cheveux ondulés à crépus et abîme moins la fibre, mais coûte autour de 500 €, demande de la force dans la main et se montre peu utile sur des cheveux fins déjà lisses.
Ce que le Dyson Airstrait promet, en une phrase
Un seul geste, du cheveu humide au cheveu lissé, sans étape de pré-séchage et sans contact avec du métal à 200 °C. La promesse technique est précise : de l’air projeté vers le bas le long de la mèche crée la tension qui étire le cheveu pendant qu’il sèche. Les liens hydrogène du cheveu se relâchent quand il est mouillé, ce qui rend la fibre plus malléable. C’est de la science capillaire connue, pas un argument creux.
Le point à retenir est que l’appareil n’atteint pas les températures d’un fer à lisser. Un fer classique travaille entre 180 et 230 °C. Le lisseur séchant, lui, plafonne à 140 °C, et démarre à 80 °C. Pour la fibre, l’écart compte.
Pour qui il est fait, pour qui il ne l’est pas
Il est fait pour vous si vos cheveux sont ondulés, bouclés ou épais, si votre routine actuelle enchaîne séchage au sèche-cheveux puis lissage au fer, et si vous détestez manipuler deux appareils. Les témoignages les plus enthousiastes publiés par Dyson viennent de chevelures de type 2C à 3C, qui décrivent un temps de coiffage divisé par deux et la disparition de cette odeur de brûlé qui reste une journée après un lissage.
Il n’est pas fait pour vous si vos cheveux sont fins, raides et faciles, si vous cherchez un rendu plaqué au millimètre, ou si vous voulez faire des boucles. Il n’est pas fait non plus pour vous si vous avez des douleurs aux poignets ou au canal carpien : il faut maintenir les deux bras serrés sur la mèche pendant tout le passage, et c’est la critique la plus récurrente dans les avis. Si votre objectif est un lissage rigide et durable sur cheveux très résistants, un fer à plaques reste plus efficace, comme le montre notre comparatif des lisseurs professionnels.
Les réglages et l’entretien à prévoir
Tout se pilote depuis un écran LCD, avec deux modes distincts. En mode Humide, vous avez trois températures : 80 °C, 110 °C et 140 °C. En mode Sec, deux températures, 120 °C et 140 °C, plus une option Boost pour forcer le séchage des zones récalcitrantes. S’ajoutent deux vitesses de flux d’air, faible et forte, et un mode Air froid pour fixer la coiffure. Ce sont cinq températures annoncées au total, ce qui laisse une marge réelle entre un cheveu fin et un cheveu épais.
La mécanique mérite un mot. Chaque bras porte une fente de 1,5 mm d’où sort un filet d’air accéléré, orienté à 45°, les deux flux convergeant en un seul jet dirigé vers le bas. Ce ne sont pas des plaques chauffantes : les seules pièces qui touchent le cheveu sont les barres de tension, des éléments plats situés à l’intérieur des bras qui servent à contrôler la mèche. Elles se nettoient, d’ailleurs, à la brosse à dents souple et à l’eau tiède.
Deux automatismes à connaître. Si vous laissez les bras ouverts plus de trois secondes, l’appareil passe en pause et réduit son flux ; il repart dès que vous le reprenez en main. Après trois minutes sans usage avec les bras ouverts, il se met en veille. Il n’y a donc pas d’extinction automatique brutale en pleine séance, ni d’attente de préchauffage : la machine chauffe immédiatement.
Côté entretien, c’est le point qu’on ne voit pas en magasin et qui décide de la durée de vie de l’appareil. Un filtre amovible protège le moteur des poussières et des résidus de produits coiffants. Il se lave à l’eau tiède savonneuse, trente minutes de trempage minimum, puis séchage complet vingt-quatre heures avant remise en place. Un appareil très sollicité demande ce nettoyage régulièrement, sinon une alerte bloque le fonctionnement.
Il faut aussi accepter le protocole d’usage : les cheveux doivent être essorés à la serviette, pas ruisselants, et démêlés avant de commencer. Les racines se sèchent d’abord, bras fermés, puis on passe en mode Humide pour le reste. Ce n’est pas compliqué, mais ce n’est pas un appareil qu’on sort pour une retouche de trente secondes sur toute la chevelure.
Les limites
La première, c’est le prix. Autour de 500 €, l’appareil se situe dans le haut du marché, à égalité avec son propre Corrale à plaques flexibles et sans fil. Les internautes qui l’ont acheté le disent sans détour : l’investissement n’est rentable que si le coiffage quotidien était une corvée.
La deuxième, c’est l’effort physique. Il faut serrer les bras sur chaque mèche, et sur une chevelure longue et dense, cela représente plusieurs minutes de préhension continue. Les avis mentionnent des douleurs de main en fin de coiffage, et un usage déconseillé en cas de problèmes de poignet.
La troisième, c’est le bruit et le recul sur le rendu. L’appareil fait le bruit d’un sèche-cheveux, pas d’un fer à lisser. Et le lissage obtenu est souple, avec du mouvement : si vous cherchez un effet lisseur à plaques, raide et parfaitement plat, ce n’est pas ce que vous obtiendrez. Sur des cheveux fins naturellement raides, plusieurs utilisateurs le qualifient d’appareil superflu, un résultat identique étant atteignable avec un outil concurrent quatre fois moins cher.
Face à deux alternatives nommées
Le Dyson Corrale, du même fabricant, mise sur des plaques flexibles qui épousent la mèche et sur l’usage sans fil. Son rendu est celui d’un fer classique, avec la chaleur d’un fer classique. Le Steampod 3.0 de L’Oréal, autour de 230 € et plus, utilise la vapeur pour lisser à température plus basse et laisse un rendu brillant, au prix d’un réservoir à remplir et d’une recharge régulière.
| Appareil | Principe | Cheveux humides | Température maximale |
|---|---|---|---|
| Dyson Airstrait | Air chauffé, sans plaques | Oui, du mouillé essoré au sec | 140 °C |
| Dyson Corrale | Plaques flexibles, sans fil | Non, cheveux secs uniquement | 210 °C |
| L’Oréal Steampod 3.0 | Plaques chauffantes et vapeur | Non, cheveux secs uniquement | 210 °C environ |
Le choix se joue donc sur une question simple. Si votre problème est le temps perdu en deux étapes et la casse liée à la chaleur, l’Airstrait est cohérent. Si votre problème est un lissage très plat sur des cheveux difficiles, un appareil à plaques coûtera deux fois moins cher et fera le travail. Et si votre besoin réel est de sécher, brosser et boucler avec un seul outil sans viser le lissé tendu, un multistyler comme le Shark FlexStyle répond à une autre question que ces trois appareils.
Ce que disent les utilisateurs, en chiffres
Sur le site de la marque, l’appareil affiche 4,4 sur 5 pour environ 6 160 avis, et 61 % des personnes ayant répondu déclarent le recommanderaient à un proche. Un avis détaillé de cheveux méditerranéens type 2C résume bien l’expérience : l’utilisatrice est passée d’une routine de deux à quatre heures de séchage à l’air puis de 35 à 45 minutes de fer, à quinze à vingt-cinq minutes de passage unique, à température plus basse, sans odeur de brûlé.
Le même avis liste deux réserves qu’on retrouve ailleurs. La difficulté à tenir la pression des bras sur la longueur du coiffage, déconseillée en cas de douleur au poignet, et l’intérêt très limité du mode Air froid pour certains types de cheveux. La lectrice conclut par un point lucide : la majorité des démonstrations en ligne sont faites sur des cheveux de type 1, la catégorie pour laquelle l’appareil apporte le moins.
Notre verdict
Nous recommandons le Dyson Airstrait, avec deux conditions. Il faut avoir des cheveux ondulés, bouclés, crépus ou épais, et il faut accepter le protocole d’entretien, filtre compris. Dans ce cadre, il fait gagner un temps réel et réduit nettement la température vue par la fibre, deux bénéfices difficiles à obtenir autrement.
Nous le déconseillons si vos cheveux sont fins et déjà lisses, si vous cherchez un rendu lissé à plat, ou si serrer un appareil pendant dix minutes vous est pénible. Dans ces cas, un fer à plaques à 100 ou 150 € rendra le même service.
Avant de trancher, prenez deux minutes. Regardez votre routine actuelle et chronométrez-la une fois, séchage et lissage compris. Si le total dépasse trente minutes et que vos cheveux ne sont pas naturellement raides, l’appareil a un sens. Sinon, gardez votre fer et investissez plutôt dans un bon protecteur thermique et une température bien réglée, comme le rappelle notre page sur la température de lisseur adaptée à chaque cheveu. Et si vous voulez savoir ce que disent vraiment les organismes de contrôle sur les produits de lissage, notre lecture de ce que publie l’UFC-Que Choisir remet les choses en place.
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*Information à jour au 23 septembre 2026.*